Programme communautaire

Eau tre

eau.

Celle qui tombe, qui s'élève, qui circule sans frontière entre les nuages, les peaux et les pierres.

autre.

Celui qui sait, celui qui veille, celui qui depuis des siècles écoute ce que nous avons cessé d'entendre.


Un mot que nous avons inventé pour dire ce qu'il manquait.

AUTRE est né d'une intuition : pour comprendre vraiment ce qui se passe avec l'eau aujourd'hui, il faut faire dialoguer ces deux savoirs. La rigueur des modèles climatiques et la finesse des cosmologies autochtones. Ensemble, ils dessinent une intelligence de l'eau dont nous avons un besoin urgent.

lors que les peuples autochtones représentent moins de 5% de la population mondiale, leurs territoires abritent pourtant 80% de la biodiversité terrestre. Cela dit quelque chose d'essentiel : il existe des manières de cohabiter avec le vivant qui fonctionnent et ce depuis des millénaires.

ne transmission qui ne peut plus se faire à sens unique et doit redevenir un échange. Le programme EAUTRE a précisément cette ambition : créer des espaces où des hydrologues, des enseignants, des enfants, des décideurs et des représentants de peuples autochtones se rencontrent pour échanger leurs manières de penser l'eau.

Le manifeste


Ce que nous déployons sur le terrain.

Les
filets de pluie

Maillage textile à fibres hydrophiles déployé sur les zones de brume orographique. Ce que les nuages ne donnent pas au sol, le filet le retient : goutte par goutte, mètre cube par mètre cube. Une technique vieille comme les peuples des hauts plateaux, et qu'il suffit de redéployer avec les bons matériaux.

L'eau
atmosphérique

Au-dessus de nos têtes circule en permanence l'équivalent de plusieurs milliers de kilomètres cubes d'eau douce, sous forme de vapeur. Nous déployons les dispositifs passifs et actifs qui permettent de la condenser à basse énergie, en territoire de stress hydrique avéré.

La
reminéralisation

L'eau du ciel arrive nue, sans sels, sans oligo-éléments. Pour qu'elle devienne potable, vivante, utile aux corps et aux sols, il faut la réensemencer. Nous travaillons avec les minéralogies locales : calcaire, basalte, argiles ; pour rendre à chaque eau le terroir dont elle a besoin.

Le dialogue


01

Première rencontre

Quand les gardiens de l'eau se sont assis ensemble.

Un premier rassemblement intercommunautaire : récit, témoignages, cartographies sensibles. Plusieurs nations représentées, une même urgence partagée : transmettre.

Deux rencontres, plusieurs peuples.

L'association a déjà organisé deux événements majeurs réunissant des représentants de communautés autochtones autour d'une même table : celle de l'eau. Voix, savoirs, gestes, présences. Des rencontres qui ont posé les fondations de ce que nous construisons aujourd'hui.


02

Seconde rencontre

Du dire au faire : poser les premiers gestes.

Deuxième rassemblement, élargi. Cette fois, le dialogue se prolonge dans la matière : sites pilotes pressentis, principes de réciprocité, protocoles co-construits.

03

Projection, débats

Les combattantes, gardiennes de l'Amazone.

Projections du film documentaire issu de la résidence « Les voix de la Terre », suivies d'échanges avec les protagonistes.


Un autre chemin pour l'association.

Depuis ses débuts, Mayane éducation travaille à rendre l’eau visible.
Elle choisit aujourd’hui de rendre l’eau partageable.

Partageable au sens technique : par les filets, les capteurs, les dispositifs déployés là où l’on en manque.
Partageable au sens humain : par le dialogue avec celles et ceux qui détiennent les savoirs anciens du ciel, du sol, et de tout ce qui les relie.

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